Formés pour mieux faire valoir leurs droits et dénoncer les violations

Pendant 3 jours 20 Jeunes filles issues de l’institut Mont Goma et complexe scolaire don Simon de la ville de Goma ont été ciblées pour être outillées sur les instruments juridiques de protection de leurs droits.
 
Le premier jour a été essentiellement axé :
  • sur les droits des enfants dont les jeunes filles sont légalement bénéficiaires, droit à la vie, a la santé …
  • sur les instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux 
  • sur l’aspect du comportement que doit adopter une jeune fille à l’école : pas de légèreté, contrôler sa parole, critiquer et analyser les compliments que font souvent les enseignants, s’habiller décemment et être assidue aux cours pour ne pas être pris au piège en cas d’échec.

Le deuxième jour a été consacré aux innovations apportées par le nouveau code de la famille, intégrants des éléments de promotions des droits des femmes. A titre d’exemple : la suppression de l’autorisation maritale avant de chercher un emploi, l’interdiction des mariages des jeunes filles mineures avec ou sans leur consentement, l’accord entre les deux conjoints pour toutes les décisions qui concourent au bien être de leur foyer.

Un accent particulier a été mis sur les 16 formes des violences sexuelles répressibles par la loi congolaise. Ceci leur permettra d’identifier des cas et de dénoncer.

Vu la pertinence et l’intérêt suscité par la matière, quelques filles se sont exprimées sur les contraintes où obstacles qui sont à l’origine de certaines faiblesses qui malheureusement, jouent en leur défaveur. 

A titre indicatif : : 

Premier témoignage : "Parfois on n'a pas le choix quand on voit un échec dans un cours principal", explique une élève de 3ème. Parfois, les filles se donnent aux professeurs pour avoir de bonnes notes car elles craignent la réaction de leurs parents qui travaillent dur pour payer les frais de scolarité".

Un autre témoignage : "Elle est au courant de nombreux cas de violence sexuelle qui touchent les filles au-delà même du milieu scolaire, mais le cas le plus récent qui l'a choquée est une violence physique qui a opposé un professeur et une élève. L'enseignant l'a frappée, elle est tombée inconsciente. Mais elle n'était pas au courant de ses droits (en matière de VBG), elle n'a rien fait par manque d'information. Maintenant, nous connaissons nos droits et toute la procédure à suivre pour faire un rapport".

Pour la réussite du projet, toutes les filles formées ont déclaré ceci : "Après cette formation, nous maîtrisons les différentes formes de violences sexuelles récurrentes en milieu scolaire et promettons notre engagement à sensibiliser les autres et à identifier toute forme de violence et dénoncer les cas au sein de notre école. "

Ce projet exécuté par le fonds pour les femmes congolaises avec l’appui de UNTRUST qui vise à réduire et prévenir les violences sexuelles est exécuté dans 10 provinces de la RDC dont le Nord- kivu,le sud kivu,kasai oriental,kassai central ,ituri,tanganyika ,maniema,Haut-uélé et kinshasa

 

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