Des histoires de résilience et de changement : les femmes au cœur de l’action

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Entre août 2025 et août 2026, le Fonds pour les Femmes Congolaises , avec l’appui du TIDES Advancing Girls Fund, a accompagné 10 organisations féministes dans sept provinces de la RDC pour prévenir et répondre aux violences sexuelles et basées sur le genre.  

À travers la sensibilisation, le renforcement des capacités, l’accompagnement des survivantes, l’autonomisation économique et la mobilisation communautaire, le projet a touché 65 821 personnes, formé 551 personnes et contribué à la création de 35 clubs scolaires et communautaires.  

Mais derrière ces chiffres se trouvent surtout des histoires de femmes et de communautés qui reconstruisent leur avenir. 

À Maluku, Judith, 39 ans, et sa fille Magalie, 15 ans, ont traversé une période difficile après que Magalie a été victime d’une agression sexuelle. La famille a ensuite rencontré des difficultés dans sa recherche de justice et a vécu une importante précarité économique.  

Grâce à l’accompagnement du projet, Judith a pu renforcer son petit commerce de boissons, de jus et d’eau. Elle a réinvesti ses bénéfices et acquis deux congélateurs pour développer son activité. Aujourd’hui, ses revenus lui permettent notamment de prendre en charge les besoins essentiels de sa famille et les frais scolaires et de transport de sa fille.  

« Aujourd’hui, nous ne manquons plus du nécessaire. Je peux subvenir aux besoins de ma famille et prendre soin de ma fille. » 

À Imbi Grouping, le Chef Boniface, 67 ans, a participé à une formation sur la prévention et la réponse aux violences basées sur le genre, ainsi qu’à des dialogues communautaires sur les normes sociales. Il a également rejoint un groupe d’alerte communautaire chargé du signalement des cas de VSBG.  

Cette expérience a changé sa perception de certaines pratiques, notamment le mariage précoce. Il affirme aujourd’hui vouloir privilégier l’éducation de ses filles et encourage sa communauté à protéger les femmes et les filles et à signaler les violences.   

Déplacée de Mayimoya, Madame Console a commencé à vendre des Beigné en janvier 2026. Après deux mois, elle a réinvesti ses bénéfices pour diversifier son commerce avec des vêtements pour enfants et de l’huile de palme.  

L’activité lui permet aujourd’hui de mieux répondre aux besoins de ses enfants, notamment en matière de santé et d’éducation. 

« Aujourd’hui, je suis devenue financièrement indépendante. Je peux me concentrer sur mon travail et développer mon activité. »  

Veuve depuis six ans après la mort de son mari dans le conflit, Madame Masika Katsongeri Elizabeth a bénéficié d’un accompagnement psychosocial de CAF, puis d’un appui à son activité économique.  

Avec un kit destiné à son activité, elle a commencé à vendre de l’huile de palme. Les bénéfices lui ont ensuite permis de diversifier son commerce avec la vente de tomates, d’oignons et d’épices.  

« Je peux maintenant répondre aux besoins essentiels de ma famille grâce à cette activité. Je place tout mon espoir dans ce commerce. » 

Ces parcours illustrent l’importance d’une approche qui associe protection, accompagnement psychosocial, autonomisation économique et mobilisation communautaire. Pour les femmes accompagnées, le soutien contribue à renforcer les moyens de subsistance et la capacité à répondre aux besoins des familles. Pour les leaders communautaires, la sensibilisation et la formation peuvent contribuer à faire évoluer les attitudes et les pratiques.  

À travers le projet TIDES Advancing Girls Fund, le FFC et ses partenaires poursuivent ainsi un objectif essentiel : permettre aux femmes et aux filles de renforcer leur résilience, leur autonomie et leur capacité à agir sur leur propre avenir. 

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